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Kapitel IV _ _ Perdus... _ _ ...

   Kapitel IV   _  _     Perdus...  _   _      ...
La cigarette entre les lèvres, le brun observe le ciel. Si semblable à sa vie, gris. Il tire sur sa clope. Il essaye, comme toujours, de faire des ronds avec cette fumée. Mais il est d'un naturel gauche. Alors, comme toujours, il n'y arrive pas. Il rigole doucement de sa propre bêtise tandis que le vent frais s'engouffre dans ses cheveux ténébreux parsemés de mèches blanches.

Assis sur le muret du lycée, il est tout seul. Personne n'est dehors avec ce temps. Les gens tiennent trop à leur moral. Mais pour lui qu'il fasse beau ou morne, sa ne change rien à sa vie. Des questions ? Sa fait bien longtemps qu'il à arrêté d'en poser. Lorsque l'on n'a pas de réponse, à quoi cela sert-il ?

Les oiseaux ne chantent plus à cette heure-là, à croire qu'ils veulent à tout prix l'éviter lui. Un peu comme le reste des gens en clair. Tout seul avec sa solitude il pense. A elle, encore et toujours...toujours et encore. Ne changeons pas les mauvaises habitudes.

Perdu loin, des bruits sourds le ramène à la réalité. Tournant la tête d'un air intrigué il observe la jeune fille sortir en trombe du bâtiment. Instinctivement, un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Il soupire, lèves les yeux au ciel et saute avec légèreté du mur. Il va la rejoindre toujours clope en bouche. Elle sait qu'il est là, elle pourrait accélérer la cadence, le semer. Mais elle ne veut pas. Son petit brun, elle l'aime bien.

Les deux antisociables, quel couple. Le hasard fait bien les choses dirions-nous... Que sont-ils ? Des amis ? Qui sait... Ils marchent dans la rue, côte à côte, guidés par le souffle discret du vent qui voudrait se moment simple et puérile. Les feuilles craquent sous leurs pieds, océan de couleurs chaudes. L'Automne est là, apportant avec lui la nostalgie des années qui passent sous les regards impuissants des arbres perdant leurs robes.

Le vent fait provenir à leurs oreilles des brides de conversations mouvementées. Bill fronce des sourcils contrairement à Lyra qui, elle, à déjà identifié les personnes. Les pas sur le bitume s'accentuent. Au bout de la petite ruelle apparut alors un groupe de jeunes filles.

Par simple réflexe Lyra baissa les yeux au sol, soudainement attirée par la couleur de ses converses, tandis que Bill planqua sa cigarette derrière son dos et se redressa, aussi raide qu'un piquet. Les filles levèrent sur eux des regards dédaigneux et hautains. Mais il s'en fiche, lui n'a d'yeux que pour elle. Comme des aimants ses pupilles sont attirées par elle, par ses légères boucles blondes et ses yeux bleus. La flamme se ravive en lui, dangereuse et brûlante. Mais c'est plus fort que lui, sentiment interdit. Une brune s'arrêta à leur hauteur.

- « Alors ? Lequel d'entre vous me jettes un sort ? » Cracha-t-elle tandis que ses copines ricanait telles des
hyènes.

Lyra entoura ses épaules de ses bras, comme s'entourant de son cocon. La brune releva son regard maquillé à outrance vers Bill et lâcha :

- « Bah alors mon petit Harry Potter ? T'as perdu ta langue ? Comme ta copine ? »

Il se contenta de lui lancer un regard froid et dur. Puis il détourna les yeux vers sa bien-aimée, qui gênée, détourna la tête, le rouge lui montant aux joues. La brune ricana une dernière fois et repris sa marche suivie de près par ses copines. Arrivée à un certain nombre de pas elle se retourna.

- « Leah ?! Qu'est-ce que tu fous ?! Viens ! » Dit-elle à la jeune blonde qui était restée statique.

L'intéressée opina de la tête et rejoignis ses amies continuant ainsi leur ascension vers le lycée. Lyra repris de bon pas sa marche, laissant Bill seul avec ses pensées. Quand il sortit de sa transe il la vit s'éloignée et revint vers elle en courant. Elle esquiva vers lui un regard amusé et Bill pris un air outré.

- « Lyra...arrête ce n'est pas se que tu penses. » S'exclama-t-il.

La jeune fille émit un faible sourire et leva les mains comme dans les films policiers, installant chez elle comme une once d'innocence.

- « Je suis persuadé qu'elle est différente... » Réfuta-t-il.

Lyra continua de marcher et leva les yeux au ciel sous-entendant un « Mais oui, c'est sa... ».

Il soupira et fixa le ciel en guise d'aide. La seule chose qui lui apporta fut une image d'un avenir gris et froid... Il s'arrêta devant la maison de Lyra et lui offrit son plus beau sourire.

- « A demain ma vielle ! Ah et fais gaffe se soir au cimetière j'ai entendu dire qu'il y avait eu des agressions... » Dit-il avant de rebrousser chemin.

La jeune fille sourit faiblement et enfonça sa clé dans la serrure. Le déclic sec et froid de l'ouverture lui rappela à quel point elle avait mal...

Mais se n'était que le début.


[...]

Le jeune homme arriva dans un couloir vide.

Enfin seul, il pouvait penser, réfléchir à la suite. Il s'adossa contre un de ces murs blancs et froids qui ornait le lycée. Epuisé par sa course il pencha sa tête en arrière jusqu'à se que cette dernière touche le béton froid. C'était elle. Il en était sûr, il l'avait reconnu.

Certes leur rencontre datée, oh que oui, mais il n'avait pas réussit à l'effacer de sa mémoire. Elle demeurée là. Quel ne fût pas son choc quand il la vit. Mais elle était restée la même.Toujours cette peau de porcelaine, se teint blafard, ses yeux sombres et sa chevelure flamboyante d'un jolie
roux. Il sourit à cette idée.

Mais est-ce que elle le reconnaitrait après toutes ces années ?! Peu importe, ce qui lui arrivé était beaucoup plus important. Il avait retrouvé son Ange.


[...]

Il était désormais 19 heures, il devait donc se résigné à rentrer. Comme chaque soir, Bill redoutait se moment, si propice à de nombreux malheurs. Alors qu'a cette heure-ci nombreuses étaient les familles réunies autour d'une table, la sienne était brisée. Assis seul, pour changer, sur un banc il fixe l'horizon, inlassablement.

Que faire d'autre ? Rentrer ? Mauvaise idée. Donc il va encore rester là un petit moment avant d'affronter la dure réalité. Il médite, encore, encore...Pourquoi est-elle comme sa ? Les apparences sont trompeuses, il en est persuadé. Alors pourquoi fait-elle partit de ces personnes dont le niveau de tolérance atteint les moins zéro ?! Elle est pourtant si jolie, si intelligente...Pourquoi un tel gâchis ? Pourquoi traîne-elle avec des filles aussi dénudées d'intelligence que des poissons rouges ?!

Pourquoi, pourquoi...

Il soupire d'exaspération, personne ne veut-il donc assouvir ses souffrances ?! Il se lève, enfin, ses fines jambes soutenant son corps frêle. Le soleil se couche, laissant agir pour lui ses longues traînées oranges pour avertir les gens. Le bruit métallique des lampadaires s'illuminant lui rappela la tombée de la nuit, bientôt proche. Il entama sa marche d'une lenteur délibérée, comme voulant à tout prix éviter se retour au foyer familial. Il passe dans les rues, entre les maisons. Des maisons respirant le bonheur, à tel point que cela lui donna la nausée.

Le monde est injuste, et tout le monde le sait. Pourquoi certains ont tout et d'autres rien ?! Un peu d'égalité dans se monde ?! Laisser moi rigoler. Il arrive devant sa petite habitation. Aussi misérable que lui.

Le jardin, jonché de jouets, de débris et autres choses qui ne possèdent aucune utilité. La maison en elle-
même ? Pittoresque serait le meilleur adjectif à lui qualifier. Des lumières blanches, froides et électriques, ricochant avec souplesse sur des tuiles pendantes dans le vide, comme attendant la sentence. Des fenêtres dans un bois sentant les années passées et des verres fracturés de toutes parts.

Ne parlons même pas d'isolation.

La peinture, écorchée, peine à être enlevée une bonne fois pour toute tandis que les derniers pots de fleurs avoisinants sont à terre, personne ne daignant les ramasser.

Il se retourne et observe la maison d'en face, une moue collée sur ses traits fins. Parfaite, cette maison est parfaite. Et c'est là qu'elle habite, celle qu'il ne devrait pas aimer, Leah... Rectification, le monde est plus qu'injuste. Il soupire une dernière fois et se décide à rentrer. Ses doigts fins tirent la poignée de la porte d'entrée.

Premier pas dans cet enfer, une odeur amère se répercute dans ses narines. Il est entré, à ses risques et périls. Son monde s'effondre, cette protection qu'il refait de jour en jour autour de son esprit vole en éclat. Se brise, encore une fois. Les cris perçants continuent à vagabonder dans sa tête.

- « Comment ça je ne fous rien ? Comment ça ?! Tu veux que je te rappel qui apporte l'argent dans cette putain de famille ?! Tu veux ?! C'est moi et pas toi sale conne, va ! »

Les hurlements de l'homme lui parviennent, sentant l'alcool et la folie. Son beau-père.

- « Tu n'est qu'un pauvre fou... » Répliqua sa mère sur un ton remplit de pitié.

Sauf que lui, son beau-père, à horreur de la pitié.

- « Tu vas voir qui est le fou ici, sale... » Hurla l'homme.

- « Bill ! » Pleura une petite voix.

L'intéressé leva les yeux et vit une petite fille brune descendre en trombe les escaliers avant de se jeter dans ses bras. Une odeur enfantine s'empara de lui, tandis que les plumes roses de la couronne de princesse qui ornait la
tête de sa petite s½ur lui chatouillaient le visage.

- « C'est rien ma puce sa va passer... » Murmura-t-il d'un ton las, comme par habitude.

- « Nan, arrête de me mentir, tu me répète ca tout les soirs ! » Répliqua l'enfant.

Il se contenta de la serrer plus fort dans ses bras, à défaut de ne pouvoir la contredire car elle avait raison. Un hurlement de douleur secoua la demeure tandis que les sanglots de la petite redoublèrent d'intensité. Toujours Hayden dans les bras, Bill se releva et alla se poster à l'embrasure du salon où se déroulait la dispute. Il vit sa mère effondrée sur le sol. Ses yeux se remplirent de panique et il accourra jusqu'à cette dernière.

- « Maman, maman ! » Implora-t-il.

Sa mère ouvrit lentement les yeux et lui dit dans un murmure presque inaudible :

- « Mon chéri vas-t-en, prends Hayden et allez vous-en. Préparez vos affaires, et pars je vous retrouverez prends ton portable... »

- « Mais maman... » Répliqua-t-il.

- « Pars ! » S'exclama-t'elle on prenant ses dernières forces pour le pousser.

- « O...Ok... » Dit-il.

Il se releva et monta quatre à quatre les marches de l'escalier délabré. Il déposa sa s½ur dans sa chambre.

- « Ma chérie, prépare toutes les affaires que tu peux dans ta petite valise, ok ? » Demanda-t-il.

- « Mais pourquoi Bill, je ne veux pas partir... » Se lamenta la fillette les larmes aux yeux.

- « Ne t'inquiète pas on reviendra... » Répondit-il.

Même si il savait pertinemment que cela était un gros mensonge. La petite opina doucement et entreprit de préparer ses affaires. Bill quand à lui se dirigea vers sa chambre. Il poussa la porte qui peiné à ouvrir violemment et s'empara d'un sac avant de fourrer tout se qui lui tombait sous la main dedans. Il tira une planche du parquet et enleva toutes ses économies. Il devait y avoir tout au plus 600 euro, mais cela ferait l'affaire.

Il ferma son sac d'un geste dur, le nicha sur son épaule et alla dans la chambre de sa petite s½ur. La gamine était intelligente et avait pris tout se donc elle avait besoin. Il la prit dans ses bras et dévala les escaliers presque en courant. Arrivé en bas il vit son beau père, fou de rage lui bloquer l'entrée. Ne cherchant pas à comprendre, il s'empara d'une lampe et la fracassa sur la tête de l'ivrogne. Hayden hurla tandis que le verre se répercutait dans l'entrée, créant milles éclats argentés au sol.

Son beau père s'effondra et il vit que sa mère n'était plus là. Mais son pressentiment était bon, il savait qu'elle s'en sortirait. Il tira sans peine la lourde porte d'entrée et sortit à l'air nocturne. Les lampadaires éclairaient faiblement la ruelle tandis qu'il s'engageait dans les profondeurs de la nuit, sa petite s½ur toujours dans ses bras.

Quel triste tableau. Un jeune homme, sac au dos, valise Barbie en main, et petite princesse dans l'autre bras. Ils s'effaçaient dans la nuit. Bien noir dessein.

Mais pour aller où ?


[...]

Le feu crépita dans la cheminée. Les étincelles sursautèrent tandis que leur reflet doré se répercutait sur le verre que l'homme tenait à la main.

Il joua quelques instants avec se liquide rouge, le faisant tourner, tourner dans son grand verre. Alors que les flammes dansantes du feu léchaient les murs avoisinants, il risqua un regard dehors. Oh que le monde avait changé et lui avec.

De sa main libre il coinça une de ses belles mèches châtaines derrière son oreille. Son regard perçant vert-gris scruta de plus bel le monde extérieur. Cette année était la bonne. Il le savait. Elle serait propice à tout se qu'il attendait depuis maintenant plusieurs siècles. Enfin leur consécration arriverait. Un sourire se dessina à l'embrasure de ses fines lèvres.

Cette année, il régnerait.



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Bonjour tout le monde!
Voilà un petit chapitre qui s'est fait attentre, alors que pourtant vous étiez nombreux à me le réclamer!
Bon je suppose que certains sont perdus? Et oui, l'arrivée de quatre nouveaux personnages ici.
Bill & Hayden, Leah & le dernier que vous avez du identifier, non?
Enfin voilà, je voulais surtout vous remercier pour vos très nombreux commentaires, souvent remplis de compliments magnifiques!
Encore merci de me suivre, je vous adores!

Merci à toi de m'avoir boosté, marché conclu!

Bisous & Smile ♥



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# Posté le samedi 22 mars 2008 08:51

Modifié le lundi 07 juillet 2008 10:01

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